Iles Lofoten - Norvège
- Thomas Buysse (Skipper)
- Olivier Berghmans
- Pepette Daulaud
- Jack Van zuylen
- Diane
- Solinne
- Antoine
- Miguel
- Troll
- Tonio
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Les semaines se succèdent, les équipiers sont de plus en plus nombreux à participer au voyage et l’ambiance reste au beau fixe jusqu'à devenir parfaite entre les permanents du voyage. Merci à Tonio, Troll, Miguou et Antoine pour leur présence et le partage des plus beaux mouillages de la croisière. La Venise du grand nord, les panoramas exceptionnels et le charme des robuers ont fait de cette quinzainne une formidable détente au rytme décalé par le soleil de minuit. Nous regrettons tous fort l’absence de Vincent pour des raisons professionnelles, une place est libre jusqu'à la fin du voyage pour l’accueillir dans les meilleures conditions ! Les Lofoten sont maintenant derrière nous, cap au sud vers un climat plus serein. La seconde moitié du périple s’amorce dans une atmosphère plus féminine, fifty fifty avec les bad boys du début. Vive les conversations plus relevées, à la poubelle les posters de pinups !
Bodoe-Svolvaer
A peine arrivé en Belgique que le blues m'envahit ! J'ai eu l'impression de rêver pendant une semaine...ou plutôt un jour entier car nous n'avons pas vû la nuit, comme si la lune et le soleil s'étaient arrangé pour éclairer et dévoiler de façon continue ce que la nature a à offrir de plus beau et de plus pur : les îles Lofoten et la côte nord de la Norvège.
Arrivé le samedi dans le grand nord Norvégien avec Trolly et Migou, nous retrouvons l’équipage et les trentenaires dans le beau port de Bodoe et ses merveilles: soleil de minuit, morues de port (it’s soo good), et Migou Sarepartrovich au piano. Et déjà la fièvre du soleil de minuit nous entraîne pour ce qui sera une belle et longue « nuit » de fête et de chants « C’est qui qui va se marier ? ».
Lundi, départ pour les îles Lofoten. Le soleil est au rendez-vous et une bonne petite brise fait filer le voilier le long de la côte ouest pendant trois jours avant de prendre le cap plein Ouest et rejoindre les Lofoten. Et c’est là qu’on découvre réellement l’immensité et la beauté des paysages qui nous attendaient au détour de chaque mouillage que Capitaine Skippy nous réserva. On en a pris plein la vue !!! Et comment ne pas parler aussi de nos pêches miraculeuses de morues. Si vous voulez connaître de succulentes recettes, adressez-vous à l’équipage car ce n’est pas compliqué, de la morue on en a bouffé à toutes les sauces !
Vendredi, Tom nous annonce que nous atteignons le point le plus au Nord de la croisière : le Trollfjord. Petite visite glaciale avec Dickenec III qui s’engouffre dans la gorge du Fjord aux parois abruptes… Magnifique spectacle, avec Rachmaninov en musique de fond… Grandiose !!!
Vendredi soir, nous retrouvons Antoine B. dans un petit port de pêche près de Svolvaer pour une soirée bien arrosée mais surtout un terrible match de football à 2 heures du mat'. (victoire pour Jack: un genou à zéro, je vous enverrai les radios). Samedi, petite navigation pour nous rendre à Svolvaer où Troll et moi prenons le ferry pour rejoindre Bodoe...
Merci un million de fois Oncle Vincent pour cette semaine passée sur Dickenec III, c'était un vrai bonheur d'avoir pû découvrir les splendeurs des Lofoten à bord de ce superbe voilier !
Merci à tout l'équipage d'avoir partagé une partie de votre expérience et périple mais surtout pour l'incroyable ambiance qui règne à bord. Bon vent pour votre descente, j'espère que vous aurez la bouteille de champ'...et rendez-vous le 1er Août à Port Blanc !!!
Auteur(s): Tonio Marcassou
lofoten
Eh oui, je vous le concède… Les hommes n’ont peut-être pas si tort que ça quand ils affirment que les femmes sont nulles en orientation. Il faut malheuresement bien se rendre à l’évidence : ce type de considération ne relève pas uniquement du machisme. Et vous allez bientôt le comprendre.
Dimanche 13 juin, Soline vient élargir la joyeuse équipe de Dikenec III. A bord pour une semaine donc, six hommes, une femme, un canard (la mascotte « Tais-toi ») et quelques morues (en voie de digestion). Un vrai temps de viking nous permet de nous plonger en live dans les aventures de Thorgal. Un soir, sous un soleil plus caché que jamais sous de lourdes nuées, mais présent encore et toujours, nous quittons le voilier à l’ancre dans une superbe crique des Lofoten. Nous partons à l’assaut d’un ensemble de pics perdus dans des brumes de fin du monde, aux parois ruisselantes de pluie et de neige. Chacun son rythme, bientôt le groupe se disperse : Jacques, à la recherche d’une improbable sirène, tombe sur le repaire d’un ours potentiel ; Antoine a déjà la tête dans les nuages ; Thomas, fidèle à son poste, retourne bien vite sur le bateau. Pendant ce temps, Soline ne fait pas la maline… Partie, sans montre – et sans boussole – en exploration, elle ne voit pas le temps, ni le paysage, défiler. Et tout à coup, elle est bien obligée de l’admettre : elle est perduuuuuuuue…
De leur côté, ne la voyant pas revenir après plusieurs heures, les hommes se décident enfin à partir à sa recherche… mais pas avant un dernier whisky. Miguou regarde dans les ravins, Pépette lance de résonnants « Ohéééé » qui lui reviennent en écho de l’autre bout de la montagne, et Oli s’improvise détective en tombant sur un morceau de mouchoir d’un millimètre sur deux tout en haut d’une crète.
Tout est bien qui finira bien, sur Dikenec, où tout le monde se retrouve à l’aurore, les pieds mouillés et les courbatures dues de quelques heures de marche forcée dans la montagne norvégienne.
Auteur(s): L equipage